Audi A1 : reine des villes

Régnant sans concurrence dans nos beaux quartiers depuis 2001, la Mini risquait fort de s’ennuyer. Malgré l’arrivée, depuis 3 ans, de citadines de caractère comme l’Alfa Mito, la Fiat 500 et la Citroën DS3, l’anglo-allemande à l’Adn de prémium ne se voyait pas réellement inquiétée. La rivale la plus crédible arrive donc cette année d’Ingolstadt, il s’agit de la très attendue Audi A1.

Intersport, la concession Audi de Tours que je remercie au passage, m’a confié ce petit concentré de technologie dans sa version 1,4 TSI 122cv (S tronic 7) Ambition Luxe. Pénétrant dans l’habitacle je mesure toute la justesse du slogan de la marque : «la grande Audi». Effectivement je n’ai pas eu la sensation d’être confiné dans une citadine mais plutôt, dans une auto se rapprochant plus d’une A3 que de l’ancienne A2. La qualité de finition est elle aussi au rendez vous avec des matériaux de qualité comme l’aluminium, les plastiques moussés, une superbe sellerie (cuir milano / tissus Wunderbar) et l’entourage des aérateurs laqué (120€) : ce n’est pas une Audi Low-cost ! Cette nouvelle Audi est donc bien née et, bien que cousine de la Polo (châssis) elle acquiert sa propre identité accentuée par des arches de toit colorées (4 teintes), des feux à signés de LED (160 euros), et grâce à une technologie issue ou retravaillée par la marque au 4 anneaux. Je veux parler ici de sa fantastique boite 7 rapports S-Tronic à double embrayage, de ses Blocs TFSI suralimentés et à faible rejet en CO2, permettant de sortir honorablement des faubourgs.

«Mon» A1 était dotée du 1,4 TSI de 122 CV, proposant le 0 à 100 en dessous des 9 secondes (8,9) une VMax de 203 Km/h, une conso moyenne de 5,3l aux 100 kms (6,5 / essai) pour un poids raisonnable de 1125 kg . Tout au long de cet essai, ce moteur s’est montré à la hauteur de mes espérances, les accélérations et dépassements se faisant dans un confort et une souplesse dignes de ses grandes soeurs. La sportivité est aussi de la partie avec des relances plus qu’honorables, une direction précise et un châssis dynamique ; le tout avalant les courbes avec brio. Coté pratique, mon matériel photo a su trouver sa place dans les 270 litres proposés par son coffre, incomparables aux 160 litres d’une Mini. Cette citadine aux gènes sportives accueille 2 places supplémentaires à l’arrière avec une hauteur sous plafond juste mais plus conviviale qu’une TT. Pour les grands gabarits, notons qu’une version sportback est déjà programmée pour 2012. Cette Citadine est une vraie Audi et donc, avec les tarifs en symbioses avec la marque. Son prix oscille donc entre 16 400€ pour une A1 1,2 TFSI Attraction à, 27 800 € pour l’A1 1,4 TFSI 185 cv / S-Ttronic 7 en finition ambition luxe.

Le monde des citadines Chic voit une concurrente de taille avec cette Audi A1 proposant une alternative plus qu’intéressante à une Mini devenue trop commune pour qui désire se procurer une auto haut de gamme et cossus. Cette gamme est ciblée par un monde de plus en plus urbain, exigeant et ne voulant faire des concessions que sur la taille de leur véhicule. Cette Audi ne joue pas dans le néo rétro mais bien sur les valeurs d’une marque. Son seul défaut reste son prix justifié en mon sens par une cette petite Audi au grand Coeur, regroupant ce qui se fait de mieux en matière de finition, sportivité et technologies.

 

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  • NightAngel

    Je suis un grand Jedi 🙂