Nissan Juke : un baroudeur urbain, ludique et efficace

Conforté par le franc succès remporté par son Qashqai, un subtil mélange des genres se posant en alternative aux berlines et aux monospaces compacts, Nissan tient à garder son statut de novateur en matière de crossover urbain en nous présentant aujourd’hui son petit frère le Juke. Compact, racé et innovant ce drôle de (faux) 4×4 apporte, cette fois, un vent de fraicheur sur le segment des citadines.

Le marché des citadines dites branchées ou inclassables à l’instar des Mini, Fiat 500, Citroën DS3 et autre Alfa Roméo Mito, fascine les constructeurs. A son tour, Nissan essaye de s’y frotter, avec une offre très originale. De la taille d’une Clio, le Juke (prononcez djouke) se présente sous la forme d’un crossover ultra-compact, provocateur, voire caricatural avec ses formes « bodybuildées ». Haut sur pattes, ce Juke disponible exclusivement en 5 portes, toise les berlines à la manière d’un 4×4, mais un 4×4 aux allures de coupé, façon BMW X6. Sa face avant très expressive, avec deux grandes optiques rondes, une large entrée d’air et des clignotants reportés sur le sommet des ailes, évoquerait selon ses designers une souris. L’arrière, rebondi, rappelle quant à lui, les SUV de la marque de luxe Infiniti, accompagnés de feux boomerang inspirés du coupé 370 Z. On aimera ou on détestera. Mais, force est de reconnaître que le design est assez cohérent d’un bout à l’autre du véhicule.

Original au dehors, le Juke l’est tout autant à l’intérieur, avec des compteurs coiffés par une visière qui semble flotter au-dessus et une console centrale surélevée, recouverte d’une laque vernie évoquant le réservoir d’une moto. Celle-ci, réunit le bloc multimédia et l’inédit NDSC (Nissan Dynamic Control System) un système central grâce auquel le conducteur peut modifier les réglages dynamiques du véhicule (hors suspensions) ou encore de la climatisation à l’aide des mêmes commandes. Lors de notre essai, l’habitacle du Nissan Juke riche en équipements, s’est avéré suffisamment spacieux en permettant d’accueillir confortablement quatre adultes. Il est accompagné d’un coffre faisant assez bonne figure en offrant un plancher plat quand la banquette est rabattue (251 l/ 830 l).

Son efficacité routière n’a rien à envier au segment supérieur avec un confort de conduite et un silence à bord que nous avons fortement apprécié lors de notre escapade sur les routes du pays Lochois. Campée sur des jantes de 17’’, notre version 1,5 dCI « Acenta » à su rester solide sur ses appuies et très bien amortie. Suffisamment puissant ce dCi 110 se révèle être le meilleur choix pour le Juke. Bien sûr il n’a pas les qualités du 1.6 essence 190 chevaux mais il peut être utilisé au quotidien avec des relances tout à fait honorables et ce, sans se ruiner à la pompe avec une consommation flirtant avec les 5 litres aux 100 km. Coté tarifs, ils sont pour nous, à la hauteur des prestations fournies avec un prix d’appel s’affichant à 16 490 euros pour la version essence 1,6 de 117 chevaux en finition Visia.

Sous une carapace de crossover « urban proof », le Juke cache en réalité bien son jeu, car outre les clients urbains qu’il vise, le petit Nissan se charge d’une pléiade d’atouts pour séduire un large public. 

Modèle essayé : Nissan Juke 1.5 dCI 110 FAP ACENTA (19 990 €)

Vitesse Maxi (km/h) : 175

Puissance fiscale (cv) : 6

0 à 100 km/h (s) : 11’2

Poids (kg) : 1 329

Coffre à 5 (l) : 251

Réservoir (l) : 46

Conso (100 km) urbain / extra urbain : 6,1/4,5

Moyenne constructeur : 5,1

CO2 (g) : 134 (malus neutre)

 

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